Découvrir les coutumes et les traditions polynésiennes

Polynésie

Au cœur du Pacifique, la Polynésie est un monde à part où l’hospitalité et les valeurs de la famille sont très ancrées. Ce groupement d’îles comprend Hawaï, la Nouvelle-Zélande, l’île de Pâques, les Samoa, la Polynésie française et les îles Tonga. Si certaines îles sont éloignées géographiquement, elles partagent quelques coutumes ancestrales que nous vous proposons de découvrir.

Le tatouage

Du tahitien « tatau », le tatouage est une pratique indissociable de la culture polynésienne. Selon la légende, ce sont les deux fils du dieu Ta’aroa qui ont transmis cette pratique aux hommes. Si ces dieux l’avaient utilisé pour séduire, les hommes en usaient pour indiquer leur rang social ou encore leur généalogie. Il s’agissait alors d’un bon moyen d’identification dans une communauté où le savoir se transmettait oralement. Autrefois, l’on recourait à des outils rudimentaires comme un peigne doté de dents en os ou en écaille de tortue et de l’encre préparée à partir de charbon. Tombé dans l’oubli, car interdit par les missionnaires, le tatouage redevient à la mode et retrouve ses valeurs symboliques à découvrir le temps d’un voyage sur mesure en Polynésie.

La danse et le chant

La danse et le chant sont des composants essentiels de la culture polynésienne. Tout comme le tatouage, cette tradition fut interdite par les missionnaires. Ces pratiques sont très expressives, utilisées pour conter une histoire ou la vie quotidienne en général. Dans la danse par exemple, chaque mouvement se réfère à une parole : le soleil correspond à mouvement circulaire dans l’air et la mer se représente par une ondulation des mains. La danse diffère par ailleurs selon la région. Le hula, cette danse solo et sensuelle effectuée par la gent féminine, est surtout caractéristique d’Hawai. À Haïti, le tamure ou ‘ori tahiti est une danse traditionnelle réalisée par un groupe d’hommes et de femmes. Elle est à l’honneur à l’occasion d’un événement notoire du calendrier tahitien, le Heiva. À Tahiti, les enfants s’initient très jeunes à cette danse. Le haka, typique de la Nouvelle-Zélande, est certainement une des danses polynésiennes les plus connues.

L’artisanat

Les traditions polynésiennes s’apprécient également à travers son artisanat. Les Polynésiens se révèlent de très habiles sculpteurs. Les tikis, ces sculptures représentant le premier homme, sont dotés de propriétés protectrices. Ils sont un bel exemple du talent des Polynésiens. Ils se présentent sous différentes tailles allant d’un pendentif aux proportions conséquentes des fameux moaï de l’île de Pâques. Si la sculpture est un domaine dans lequel excellent les hommes, les femmes s’illustrent plutôt dans la vannerie. Elles travaillent la fibre végétale pour réaliser divers articles de décorations, des paniers, des chapeaux et même des parures et des robes pour les plus habiles. Le tapa est également un élément typique de l’artisanat polynésien. Il s’agit d’une étoffe réalisée à partir d’écorce d’arbre : d’arbre à pain, de ficus prolixa ou de mûrier à papier, selon la couleur souhaitée.

Le va’a

Le va’a fait également partie intégrante de l’univers polynésien. Il s’agit d’une pirogue dotée d’un balancier relié au reste de l’embarcation par deux bras. C’est à bord de ces embarcations que les Polynésiens ont pu coloniser toute la région, d’Hawaï aux îles de Pâques à la Nouvelle-Zélande. Actuellement, le va’a est à l’honneur lors de grandes compétitions organisées à travers la Polynésie.