Le plus haut sommet d’Afrique de l’Ouest : le mont Cameroun

Dominant le pays à plus de 4095 mètres d’altitude, ce volcan actif situé dans le Sud-Ouest près de la côte, est le dixième plus haut sommet d’Afrique. S’il peut occasionner des dégâts lors de ses éruptions, il n’est que peu dangereux pour la population grâce aux systèmes d’alerte. Sous la domination coloniale allemande, il fut nommé Götterberg, Kamerungebirge ou Victoriaberg.

Un volcan actif

Dans la langue du peuple Bakweri, le mont s’appelle Mongo-mo-Ndemi, qui se traduit par “Montagne des Dieux”, alors que son point culminant, le Fako, porte le nom de Manga-ma-Loba, soit la “Montagne du Tonnerre”. Malgré ces noms, dans l’histoire récente, si des dégâts sont à déplorer, le volcan n’a jamais fait de victime.

Avec neuf importantes éruptions durant le 20e siècle, le Mont Cameroun est donc le plus actif de toute l’Afrique de l’Ouest. Ainsi Hannon, le navigateur carthaginois au 5e siècle avant EC en aurait été témoin de cette activité volcanique.

Cela se manifeste par des éruptions effusives qui se caractérisent par des coulées de lave rappelant ce que l’on observe à Hawaï. En 1999, une de ces coulées avaient presque atteint l’océan Atlantique, ayant failli reproduire ce qu’il s’était produit en 1922 lorsqu’une l’une d’elles avait fini sa course dans les eaux salées de l’océan. En 2000, on a pu également observé la formation d’un lac de lave.

Un mont à proximité de la côte

Si le mont Cameroun se trouve dans la région Sud-Ouest du pays, avec son sommet se partageant entre les départements de Meme et de Fako, à proximité de l’océan, il fait partie d’un ensemble plus vaste que l’on appelle “Ligne du Cameroun”.

Cette ligne constitue un rift s’étendant depuis le lac Tchad pour finir sa course dans le Golfe de Guinée, et dont les signes extérieurs sont constitués par l’île de Bioko, en face du mont Cameroun. Ce dernier est donc né de la combinaison de ce rift et d’un point chaud.

Autre particularité, le niveau des précipitations sur les flancs du mont en dessous de 3000 mètres d’altitude, qui, avec 10 000 mm de moyenne, en font l’un des lieux subissant la plus importante pluviométrie de toute l’Afrique.

Au-dessus de 3000 mètres, les nuages se retrouvent coincés, et l’inversion des températures transforment le climat d’humide à aride. Lorsque des précipitations parviennent à se frayer un chemin, il n’est donc pas rare d’y voir alors de la neige.