Les substituts de nicotine pour arrêter le tabagisme efficacement

Arrêter la cigarette est une excellente résolution que bon nombre de fumeurs prennent et espèrent réaliser. Mais ce n’est pas toujours facile de mettre aux oubliettes une habitude qui fait partie intégrante de la vie quotidienne depuis un certain moment. Le manque et ses symptômes sont inéluctables. Heureusement, il est possible de les atténuer avec des substituts nicotiniques.

Au cas où vous vous poseriez la question, la nicotine est la première responsable de la dépendance mais pas des maladies liées à la cigarette telles que les cancers et les troubles pulmonaires chroniques. Ce sont les goudrons, les nombreux agents irritants et le monoxyde de carbone contenus dans la fumée d’une cigarette qui en sont les causes. Prendre de la nicotine lors du sevrage permet de combler le manque sans porter atteinte à la santé.

Les symptômes du manque de cigarette

Les symptômes de manque sont les principales causes des échecs d’arrêt du tabagisme car la plupart des fumeurs n’arrivent pas à les surmonter. C’est d’ailleurs pour cette raison que les substituts nicotiniques sont conseillés car ils permettent de calmer les désagréments suivants. Premièrement, il y a l’envie irrépressible de fumer une cigarette. C’est souvent le symptôme le plus difficile à supporter même si les autres peuvent sembler plus graves. L’organisme est tellement habitué à la nicotine qu’il ne peut pas s’empêcher d’en redemander lorsqu’il en est privé.

En outre, les sujets deviennent souvent très irritables et perdent facilement leur concentration. C’est parce que la quantité de nicotine qui atteint leur cerveau chute brusquement et cela a impacte visible sur le comportement. Il n’est pas rare que les fumeurs en sevrage souffrent d’insomnie et de fatigue. L’appétit augmente remarquablement, ce qui peut engendrer une prise de poids très rapide. La migraine peut survenir, tout comme la nervosité et l’anxiété. Vous l’aurez compris, la désaccoutumance tabagique requiert une volonté et une bonne maitrise de soi. La bonne nouvelle est que les substituts nicotiniques vous permettent de moins souffrir de ces symptômes.

Les différents types de substituts nicotiniques

La vapoteuse

Très souvent, le manque de nicotine n’est pas le seul problème qui empêche les fumeurs de réussir leur sevrage, il y a aussi la difficulté à abandonner certains rituels. Gérer ces deux contraintes en même temps peut être très accablant et c’est pour cette raison que la vapoteuse ou inhalateur de nicotine a la côte auprès des fumeurs qui veulent arrêter.

Non seulement le dispositif atténue les symptômes de manque, il permet aussi de garder les habitudes gestuelles des fumeurs. Il peut donc être d’une aide psychologique non négligeable. C’est un excellent moyen d’arrêter en douceur. La vapoteuse est dotée d’un embout buccal qui contient une cartouche rechargeable avec de la nicotine. D’ailleurs, optez pour un produit fiable comme l’e-liquide CBD 1000mg pour la recharge.

La gomme et le comprimé

La gomme ou pastille de nicotine est à mâcher au moins 15 minutes avant ou 15 minutes après manger. En plus de la nicotine, elle contient un tampon qui a pour rôle de stabiliser le pH de la muqueuse buccale à 8.5. Ceci augmente la résorption de la nicotine et combler vite le manque. Le comprimé à sucer est une autre alternative, tout comme le comprimé sublingual. Ils sont faciles à utiliser et l’absorption se fait très rapidement.

Le patch

La forme d’application la plus facile est le patch. Il s’agit d’un dispositif transdermique qui s’applique à l’aide d’un système TTS qui libère une dose de nicotine pendant 16 à 24 heures. Le manque sera donc très peu ressenti. Lors de la première application, la concentration plasmatique de nicotine s’élève de manière constante après un délai initial de 1 à 2 heures. Le taux plasmatique maximal est atteint après 5 à 10 heures. Pour plus d’efficacité, il est recommandé d’appliquer le patch 2 à 4 semaines avant l’arrêt du tabac. Cela permettra à votre corps de s’habituer petit à petit au substitut et vous aurez moins de mal à vous y adapter durant le sevrage. Vous pouvez également utiliser le patch avec un autre substitut de votre choix.

Qu’en est-il de la posologie ?

Ce n’est pas obligatoire mais il conseillé de demander l’avis d’un médecin concernant le dosage de la nicotine. Dans tous les cas, les risques de surdosage sont minimes car la quantité de nicotine absorbée reste faible et sert seulement à calmer le manque. Avec les substituts nicotiniques, la libération de catécholamines est nettement moins conséquente.

Le manque est très ressenti durant les deux premiers jours de sevrage mais il s’estompe au fur et mesure. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut arrêter directement de prendre les substituts. Il faut donner au corps le temps de s’adapter à vos nouvelles habitudes. De plus, même si le syndrome de sevrage se fait de plus en plus rare, il peut ressurgir de temps à autres au cours des 4 premières semaines, voire après. L’idéal est de prendre les substituts pendant au moins 3 mois, sans jamais excéder les 6 mois. Diminuez progressivement le dosage de nicotine jusqu’à ne plus en avoir besoin.