Quelles solutions adopter en cas d’erreur calcul crédit ?

Calcul crédit

Lorsque vous souscrivez un crédit pour acheter un bien immobilier, il arrive souvent que le contrat de prêt comporte certaines irrégularités. Vous pouvez alors attaquer votre banque et gagner quelques dizaines de milliers d’euros.

En réalité, un dossier de crédit doit préciser plusieurs indications obligatoires dont le but est de vous fournir une information complète et transparente. Parmi ces mentions figurent les éléments relatifs au coût du crédit, le taux effectif global, les frais annexes, les assurances, etc.

Les erreurs les plus fréquentes

Le plus souvent, les banques commettent des erreurs concernant le calcul du taux effectif global (TEG), c’est-à-dire le coût total du crédit. D’une manière générale, le TEG doit inclure l’ensemble des frais liés au crédit et ceux qui ont conditionné son octroi. On cite entre autres le frais de garantie et d’hypothèque, les nantissements, la caution mutuelle, etc.

Si ces informations ne sont pas mentionnées dans votre contrat, vous pouvez le remettre en cause. Par exemple, sachez que votre banque doit préciser TEG mensuel et annuel. Si elle ne vous communique que le montant annuel, elle entre donc dans l’illégalité.

Par ailleurs, la loi prévoit que le montant des intérêts doit être calculé sur une année civile de 365 jours. Cependant, certaines enseignes utilisent l’année lombarde qui compte 360 jours. Dans ce cas, ils commettent aussi une erreur calcul crédit.

Que faire en cas d’erreur calcul crédit ?

À moins que vous soyez un spécialiste en mathématiques financières et que vous ayez une connaissance approfondie sur la législation, vous aurez des difficultés à repérer les éventuelles inexactitudes dans votre contrat de prêt. Seul un expert peut passer celui-ci au crible et détecter s’il contient des irrégularités.

Si l’erreur est avérée, il pourra de ce fait réaliser une analyse complète de votre dossier pour vous fournir une explication précise des vices cachés relevés, puis négocier avec votre banque. Si celle-ci ne réagit pas, ce professionnel pourra encore vous aider à porter l’affaire devant les tribunaux. Entre autres, vous pouvez demander le remplacement du taux d’intérêt contractuel par le taux d’intérêt légal qui est par exemple de 0,90 % à partir du 1er janvier au 1er juillet 2017.

Attention toutefois, car vous n’avez que 5 ans pour contester votre contrat et cela prend effet à partir du moment où l’erreur a été découverte.