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n° 36 - Les résistances
des hommes au changement
Coordonné par
Anne-Marie Devreux
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Les mutations au sein de la famille,
l'entreprise, l'école, la culture sont parfois en faveur des femmes.
Des analyses menées dans plusieurs pays montrent que les hommes
peuvent y opposer de vives résistances, mais le jeu conjoint des
rapports de sexe et de classe révèle leur propre fragilité face au
changement. |
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Sommaire |
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Dossier :
Les résistances des hommes au changement———————————————————————— |
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Anne-Marie Devreux
Les résistances des
hommes au changement social : émergence d’une problématique
(Introduction)
Lire l'introduction au format pdf
Notice biographique |
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Pierrette Bouchard
Les masculinistes face à la réussite scolaire des filles et des
garçons
(entretien d’Anne-Marie Devreux avec Pierrette Bouchard)
Résumé et présentation
Abstract
Notice biographique |
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Delphine Naudier
L’irrésistible élection de Marguerite Yourcenar à l’Académie française
Résumé Abstract
Notice biographique |
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Ana-Liési Thurler
Paternité et inégalités dans les rapports parentaux : une analyse de
cas brésiliens
Résumé Abstract
Notice biographique |
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Cynthia Cockburn
Le matériel dans le pouvoir masculin
Résumé Abstract
Notice biographique |
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Pascale Molinier
Dépression sous les neutrons : une enquête dans l’industrie de
process
Résumé Abstract
Notice biographique |
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Djaouida Séhili
Le masculin en mal
Résumé Abstract
Notice biographique |
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Hors-champ
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Catherine Louveau
Sexuation du travail sportif et construction sociale d la féminité
Résumé Abstract
Notice biographique |
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Stéphane Héas, Dominique Bodin, Karen Amossé, Sophie Kerespar
Football féminin : « c’est un jeu d’hommes »
Résumé
Abstract
Notice biographique
Héas Notice biographique Bodin
Notice biographique Amossé
Notice biographique Kerespar |
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Document
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Zarana Papic
Ex-citoyennes de l'ex-Yougoslavie
Présentation |
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Notes de lecture
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— Maryse Jaspard
et al. Les violences envers les femmes. Une enquête
nationale
(Marylène Lieber)
— Monique
Haicault. L’expérience sociale du quotidien. Corps, espace, temps
(Anne-Marie Devreux)
— Ute Behning,
Pascual Amparo Serrano. L’approche intégrée du genre dans la
stratégie européenne pour l’emploi (Virgínia Ferreira)
—
Multitudes.
« Féminismes, queer, multitudes /
Devenir-femme du travail et de la politique » (Laure Bereni)
— Nathalie
Bajos, Michèle Ferrand et l’équipe
GINÉ.
De la contraception à l’avortement. Sociologie des grossesses non prévues
(Anne-Marie Devreux)
—
Revue Tiers
Monde.
« Femmes en domesticité. Les domestiques du Sud, du Nord au Sud »
(Jules Falquet)
— Pascale
Molinier. L’énigme de la femme active : égoïsme, sexe et
compassion (Angelo Soares)
— Michèle
Riot-Sarcey, Thomas Bouchet, Antoine Picon. Dictionnaire des
utopies (Liane Mozère)
— Philippe
Artières, Jean-François Laé. Lettres perdues. Écriture, amour et
solitude (XIXe – XXe
siècles) (Liane
Mozère)
—
Régine Bercot. La maladie
d’Alzheimer : le vécu du conjoint
(Anne Cadoret)
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Compte rendu
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Réunion-débat
autour du n° 35 (2003) des Cahiers du Genre
« La
violence, les mots, le corps » (Adelina Miranda)
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Les Cahiers du Genre ont reçu
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Ouvrages
Revues
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Cahiers du Genre, n° 36 - 270 pages |
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Résumés
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Pierrette Bouchard — Les masculinistes face à la réussite
scolaire des filles et des garçons (entretien d’Anne-Marie Devreux
avec Pierrette Bouchard)
Dans cet entretien, Pierrette Bouchard
rapporte les résultats d’une étude de presse sur le traitement
médiatique de la réussite scolaire différenciée des filles et des
garçons dans six pays occidentaux. Puis elle analyse l'accueil reçu
par ses conclusions dans les milieux masculinistes. Après avoir été un
domaine privilégié de l’action féministe en faveur de l’égalité entre
les sexes au Québec, mais aussi un lieu de résistance des filles et de
leurs mères face aux assignations identitaires, l’éducation voit se
développer une lutte d’influence des réseaux masculinistes pour
garantir le statu quo, voire un retour en arrière, dans les
rapports sociaux de sexe. Les antiféministes opèrent un renversement
du discours féministe sur les discriminations
de sexe qui fait conclure à un phénomène de « ressac », mouvement
concerté pour faire perdre des acquis aux femmes. [— p. 21-44]
Hommes — Médias —
École —
Antiféminisme
Présentation de l’entretien
Pour ce numéro des Cahiers du Genre sur les
résistances des hommes face au changement social, il me paraissait
important de faire connaître en France une récente étude d’une équipe
de recherche québécoise dirigée par
Pierrette Bouchard sur La
réussite scolaire comparée selon le
sexe : catalyseur des discours masculinistes (Bouchard,
Boily, Proulx 2003) et les réactions qu’elle a suscitées au Québec et
ailleurs. Pierrette Bouchard est professeure en sciences de
l'éducation et titulaire de la chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la
condition des femmes à l’université Laval à Québec. Elle a eu
l’amabilité d’accepter ma proposition d’un entretien par courrier
électronique qui fut réalisé en novembre et décembre 2003. Mes
relations avec la chaire d'étude et les chercheuses féministes de
l’université Laval remontent au début des années quatre-vingt-dix.
J’ai ainsi coordonné avec Huguette Dagenais, professeure en
anthropologie à l'université Laval, un numéro conjoint de
Recherches féministes et de Nouvelles questions féministes
sur le thème des changements dans les pratiques et les discours
masculins (Dagenais, Devreux 1998). Plus récemment, nous
avons eu, Pierrette Bouchard et moi, plusieurs occasions d’échanger
sur les pratiques de résistance des hommes
devant les évolutions sociales et
politiques favorables aux femmes, par exemple lors du colloque Savoirs
féministes et pratiques quotidiennes que Pierrette avait organisé au
sein du 70e
congrès de l'Association canadienne française pour l'avancement du
savoir (ACFAS)
en mai 2002
ou, en septembre de la même année, lors du
3e
colloque international des
Recherches féministes francophones
à Toulouse.
En tant que chercheuse et en tant que
femme et féministe, Pierrette Bouchard a subi
critiques et pressions de la part de certains groupes d’hommes à la
suite de la publication de son étude, jusqu’à être harcelée et
personnellement attaquée dans la presse, et, bien qu’ils ne soient
qu’évoqués dans l’entretien, il est évident que ces événements font
intégralement partie de notre sujet.
Anne-Marie Devreux
Bouchard Pierrette, Boily Isabelle, Proulx Marie-Claude
(2003). La réussite scolaire comparée selon le sexe : catalyseur
des discours masculinistes. Ottawa, Condition féminine Canada.
Dagenais Huguette,
Devreux Anne-Marie (1998).
Nouvelles questions féministes, vol. 19, nos 2-3-4 et
Recherches féministes, vol. 11, no 2.
Delphine Naudier —
L’irrésistible élection de Marguerite Yourcenar à l’Académie française
Cet article a pour objet l'analyse des
conditions de possibilité de la candidature et de l'élection de
Marguerite Yourcenar à l'Académie française en 1980. Cette
élection fait rupture avec le principe de l’absence de cooptation de
candidates que ne contredit pourtant pas le règlement de cette
institution. Il s’agit de saisir dans cette contribution quels sont
les usages sociaux, symboliques et politiques de la promotion d’une
femme dans ce haut lieu du pouvoir symbolique. Si l'écrivaine n'est
pas la première candidate, elle dispose cependant de tous les atouts
nécessaires à l’entrée sous la Coupole. Or, son appartenance de sexe
constitue le principal argument pour s’opposer à son élection. La
campagne révèle les usages stratégiques différenciés de son
appartenance de sexe au nom du progressisme de l'institution ou au
contraire de sa neutralisation pour ériger en argument majeur
l’attribution du genre masculin sur lequel repose en partie sa grande
reconnaissance littéraire. Entre l’intérêt politique d’élire une femme
et l’injonction à la neutralisation du sexe féminin au cœur de
l’institution, c’est toute une économie rhétorique qui transparaît
pour maintenir un mode de reproduction à dominante masculine. Mais
cela renvoie aussi à un état de l’histoire propre à l’institution qui
connaît à cette époque une recomposition de la moitié de ses membres.
[— p. 45-67]
Hommes
— Champ littéraire
— Ségrégation
— Institutions
Ana-Liési Thurler — Paternité et inégalités dans les rapports
parentaux : une analyse de cas brésiliens
La Constitution brésilienne a
institutionnalisé l’égalité entre les enfants nés dans et hors
mariage. Théoriquement, il n’existe plus de naissances juridiquement
privilégiées. Cet article présente le parcours du droit de la
filiation au Brésil et rend compte d’expériences qui ont eu lieu à
Bahia et dans le District fédéral avec l'objectif de réduire les
résistances des hommes à couper les liens entre reconnaissance
paternelle et mariage. La recherche montre qu'il existe une relation
entre le dépassement de l’illégitimité traditionnelle et la
pratique d’une citoyenneté plus large et d’un sexisme atténué.
Néanmoins, la présomption de mensonge persiste vis-à-vis des femmes et
fait retomber sur elles la charge de la preuve de paternité.
[— p. 69-88]
Hommes
— Paternité
— Filiation
— Droit de la famille
— Citoyenneté
— Brésil
Cynthia
Cockburn — Le matériel dans le pouvoir masculin
Le
typographe de presse représente un type classique de l’artisan
masculin, subordonné au propriétaire capitaliste mais fortement
syndicalisé, membre respecté de la classe des ouvriers qualifiés et
fier de gagner le « salaire familial ». Sous l’impulsion des
employeurs, la profession a récemment connu de spectaculaires
changements technologiques menaçant sa capacité de contrôle sur le
métier. Cet article analyse cette lutte pour la maîtrise de la
photocomposition numérisée en tant que processus de construction
individuelle opérant simultanément au sein des rapports de classe et
des rapports de sexe. L’auteure
propose une conception élargie de la base matérielle du pouvoir
masculin axée sur les aspects économiques mais ne perdant pas pour
autant de vue ses ramifications physiques et sociopolitiques.
L'appropriation par les hommes de la force musculaire, de l'habileté
manuelle, des outils et des machines a contribué à la fois au
renforcement de la position de la classe ouvrière face au capital et
au processus de subordination des femmes.
[— p. 89-120]
Hommes
— Pouvoir
— Mutations technologiques
— Division sexuelle du travail
— Organisations professionnelles
— Grande-Bretagne
Pascale
Molinier — Dépression sous les neutrons : une enquête dans
l’industrie de process
À partir d’une enquête réalisée auprès de
travailleurs postés et de leurs conjointes, l’auteure discute du
décalage entre l’évolution des mentalités tant masculines que
féminines et la résistance que l’organisation du travail posté oppose
à la transformation des rapports sociaux de sexe au sein de l'espace
domestique. Du côté de l'évolution des mentalités masculines,
l'article met surtout l’accent sur l’importance que les hommes
accordent à la présence du père auprès de ses enfants et sur la
culpabilité que génère leur faible disponibilité à cet égard. Fatigue,
troubles de l’humeur, anxiété et dépression : la santé mentale des
travailleurs postés est déstabilisée par une succession de
réorganisations qui ont abouti à un effritement de la coopération et
du « vivre ensemble ». Dans ce contexte, la préservation de leur santé
repose en grande partie sur le travail domestique et de soutien
psychologique que les femmes accomplissent. Toutefois ce travail, lui
aussi, s'avère usant et l'on constate du côté des femmes des signes de
lassitude avec un risque de dépression.
[— p. 121-144]
Hommes
— Organisation du travail
— Santé mentale
— Travail domestique de santé
— Risque technologique
— travail posté
Djaouida
Séhili — Le masculin en mal
Cet article vise à montrer que la
compétition dans laquelle les individus s’engagent, sous couvert d’une
adaptation aux nouvelles formes de gestion des « hommes », prend des
formes relativement contrastées : les hommes y
apparaissent plus vulnérables que les femmes. En fait, comme engagés dans
un processus permanent de
pondération, ces dernières font figure de funambules lucides qui
oscillent entre la revendication discursive et l’arrangement pratique.
Elles sont critiques et, dans le même temps, s'adaptent à la
situation... contrairement à un certain nombre d’hommes dont le
fatalisme frise parfois la démobilisation totale ou le suicide. [— p. 145-162]
Hommes
— Organisation du travail
— Santé mentale
—
Évolution des
compétendes
— Identité sexuée
* * *
Catherine Louveau — Sexuation du travail sportif et
construction sociale d la féminité
Si les femmes sont de plus en plus
nombreuses à pratiquer une activité physique ou sportive, toutes
n’accèdent pas à ces pratiques, les propriétés sociales produisant des
différences et des inégalités entre elles. Par ailleurs, le retour sur
l’histoire montre une féminisation différentielle des sports, certains
ayant été de longue date investis par les femmes, d’autres en revanche
ne s’étant guère féminisés. Alors que tous les sports s’offrent comme
possibles aujourd’hui, la sexuation de ces pratiques demeure
effective. Cette durable distribution des femmes et des hommes dans
les activités physiques et sportives est en homologie avec la
sexuation de toutes les formes de travail et elle se pose en
révélateur de la construction sociale de la féminité.
[— p. 163-183]
Sport
— Division sexuelle du travail
— Virilisation (procès de)
— Féminité
— Inégalités
Stéphane
Héas, Dominique Bodin, Karen Amossé, Sophie Kerespar — Football
féminin : « c’est un jeu d’hommes »
Le football pratiqué par des jeunes filles
et des femmes n’est pas un sport anodin aujourd’hui en France. La
rareté des joueuses complique singulièrement leur intégration
sportive. Parfois, elles peuvent subir une véritable démarcation
inégalitaire. Des dessins d’enfants, des questionnaires et des
entretiens permettent de préciser les représentations stéréo-typiques,
les trajectoires individuelles et les situations parfois complexes à
l’école et dans les clubs. Jouer à la balle au pied n’est pas une
évidence socioculturelle pour les Français(e)s, encore moins une
pratique à visée égalitaire… [— p. 185-203]
Sport
— Stéréotypes
— Mixité
— Sexisme
— Inégalités
* * *
Zarana
Papic — Ex-citoyennes de l'ex-Yougoslavie
Présentation du document
Le texte qui suit, paru dans les
Cahiers du Gedisst n° 12 (1995) et que
nous republions
aujourd’hui après en avoir révisé la traduction, partait lui-même
d’une intervention de Zarana Papic datant de 1992. Au vu des
affrontements ethniques entre Serbes et Kosovars qui, en mars 2004,
ont entraîné la mort de dizaines de personnes et fait des centaines de
blessés, il apparaît hélas que les propos de l’auteure gardent, pour
une grande part, leur actualité. Nul doute qu’elle aurait repris sa
plume si elle était encore parmi
nous. Zarana Papic nous a quittés à l’automne 2002, emportée
par un brusque accident cardiaque. Elle était de celles et ceux — trop
rares — qui, durant toute la période de
guerre qui marqua de façon
indélébile l’ex-Yougoslavie, ce pays désormais sans nom, se
sont battus contre l’ethno-nationalisme, pour la paix, pour le
dialogue surtout.
Dès le début des années 1980, elle avait grandement contribué
à l’émergence d’études féministes à l’université de Belgrade,
convaincue qu’elle était de l’importance de mettre au jour des
inégalités de sexe qu’elle récusait. Elle était aussi une enseignante
et une ethnologue, soucieuse de partager avec ses étudiants un
point de vue critique sur les rapports sociaux à l’œuvre dans
la société yougoslave. Ses analyses
sans concession s’appuyaient sur une remarquable connaissance
de la littérature scientifique internationale — elle était polyglotte
— touchant aux domaines de la culture et des structures de parenté,
tant en ethnologie, qu'en sociologie et en philosophie. Lorsque
débutèrent les guerres qui ont embrasé successivement chacune des
parties de l'ex-Yougoslavie, elle s'est retrouvée prise, comme tous
ses concitoyens, dans une situation apparemment inextricable. Mais,
contrairement à beaucoup d’intellectuels de son pays, elle n’a cessé
d’affronter une réalité qui la révoltait, de dénoncer le pouvoir en
place et d’en appeler à la raison. Souvent, le découragement la
gagnait, mais ses séjours à l’étranger étaient alors une façon de
reprendre des forces pour continuer à lutter contre l’hydre
nationaliste et ses visées guerrières. Elle fut aux côtés des « Femmes
en noir » qui disaient non à la guerre, à Belgrade, au début des
années 1990, et elle participa activement à la rencontre de Royaumont
organisée par « Transeuropéennes », dix ans plus tard — une rencontre
qui vit une cinquantaine de femmes issues des diverses parties de cet
ex-pays s’efforcer envers et contre tout de reprendre entre elles un
dialogue interrompu par plusieurs années de conflits meurtriers.
Entre-temps, elle n’avait cessé de sillonner les routes et de franchir
des frontières pour favoriser la parole, inciter les gens à se parler
— parfois avec succès, trop souvent sans être entendue. Comme
l’indiquent les pages qui suivent,
Zarana était lucide, quand bien même elle refusait de baisser
les bras. Sa parole à elle, ses mots, sa personne nous manquent
profondément aujourd’hui. [— p. 205-218]
Jacqueline Heinen
Nationalisme
— Ethnicité
— Masculinité
— Femmes
— Guerre
— Médias
—
État
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Abstracts
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Pierrette Bouchard —
Masculinists and academic success of boys and girls. Concerning the
reaction to research results (Interview with Anne-Marie Devreux)
In this interview, Pierrette Bouchard reports on
the result of a press study of media treatment of the different levels
of success at school for boys and girls in six Western countries. Then
she analyses how the conclusions were received in masculinist circles.
Education was a priority field for feminist action for gender equality
in Quebec, and also a place where girls and their mothers could resist
the imposition of identities. Now
there is a fight for influence by masculinist networks in order
to maintain the status quo or even move backwards in gender relations.
The anti-feminists are turning around feminist discourse on
sex discriminations in a way that leads us to conclude there is concerted
movement to roll back the rights women have won.
[— p. 21-44]
Delphine Naudier
—
The irresistible election of Marguerite Yourcenar
to the Académie française
This article sets out to analyse the conditions
leading to the possibility for the writer Marguerite Yourcenar to be
candidate and elected to the Académie française in 1980. This election
broke with the principle of the
absence of cooptation of candidates, which does not however contradict
the rules of this institution. In this contribution, the point is to
grasp what are the social, symbolic and political uses of the
promotion of a woman to this high rank of symbolic power. While
Yourcenar was not the first woman candidate, she nevertheless held all
the necessary assets to take her place under the Coupole. However her
sex was the main argument used against her election. The campaign
revealed the different strategic uses of her sex in the name of the
progressive nature of the institution or on the contrary of its
neutralization in order to erect as the major argument the attribution
of the masculine gender on which in part her great literary
recognition rests. Between the political interest
of electing a woman and the injunction to neutralize the feminine sex
within the institution, an entire rhetoric construction was deployed
to maintain a mode of reproduction dominated by the masculine. But
this is also in the context of the history of the institution itself,
half of whose members were renewed in that period.
[—
p. 45-67]
Ana-Liési Thurler
— Paternity and inequalities in parental relations.
An analysis of Brazilian cases
The Brazilian
Constitution has institutionalized equality between children
born in and out of wedlock. Theoretically, no births are legally
privileged. This article presents the history of the right to
paternity and recounts the experiences in Bahia and
the Federal District aiming to reduce men’s resistances to breaking
the link between marriage and recognition of children. The research
shows that there is a relationship
between the abandoning of
« traditonal
illegitimity »
and the practice of a
broader citizenship and reduced sexism. The presumption that women
are lying still exists and means that the burden of proof falls on
them. [— p. 69-88]
Cynthia Cockburn —
The material of male power
The newspaper compositor is a classic case of the
male craft worker, subordinate in relation to the capitalist press
owner, yet strongly trade unionized, respected member of the skilled
working class and proud earner of a
« family
wage ».
Recently the occupation has undergone
dramatic technological change initiated by employers, threatening craft control. The paper analyses this struggle over computerized
photocomposition as a process contributing to the formation of people
within relations of class and gender
simultaneously. The author argues for a fuller conception of the
material basis of male power which, in concentrating upon the
economic, does not lose sight of its physical and socio-political
ramifications. The appropriation of muscle, manual skill, tools and
machinery by men, an important source of working class strength in
relation to capital, is part of the process by which females are
constituted as subordinate. [— p. 89-120]
Pascale Molinier —
Depression under the neutrons : a study in the process industry
On the basis of a study among shift-workers and
their wives, the author discusses the gap between the evolution in men
and women’s thinking and the obstacle that shift work represents to
the transformation of gender relations in the domestic sphere. As far
as the evolution in men’s thinking goes, the article underlines the
importance that men give to the father’s presence for his children and
the guilt they feel because of their difficulty in this regard.
Fatigue, bad temper, anxiety and depression; the mental health of
shift-workers has been destabilized by a series of reorganizations
that have led to a decline in cooperation and collective living. In
this context, maintaining their health relies to a large extent on the
domestic work and psychological support of the wives. However, this is
also tiring and we note also among the women signs of lassitude and
the risk of depression. [— p. 121-144]
Djaouida
Séhili — Masculinity in difficulty
This article aims to show that competition in which
individuals engage under the cover
of adapting to new forms of
« man
management »
takes quite contrasting forms: men seem to be more vulnerable
than women. In fact, in always trying to make the best of things,
women seem to be walking a permanent tightrope between making demands
in discourse and making practical arrangements. They are critical but
at the same time adapt to the situation... unlike a certain number of
men whose fatalism seems sometimes almost total demobilization or
suicide. [— p. 145-162]
* * *
Catherine Louveau
— Gendering sport and the
social construction of femininity
While more and more
women practise physical activities or sports, not all have access to
this practice, social properties making differences and inequalities
between them. Moreover, a look back in
history shows a differentiated feminization of sports, some having
been women’s sports for a long time, others
still hardly feminized at all. While all sports are presented as
accessible today, the
gendering of practice remains real. This lasting differentiated
distribution of men and women in physical and sporting activities goes
alongside the gendering of all forms of work and is a factor in revealing
the social construction of femininity.
[— p. 163-183]
Stéphane Héas,
Dominique Bodin, Karen Amossé, Sophie Kerespar
— Women’s football : « It’s a man’s game»
Women’s and girls’ football is not a usual sport
today in France. The rarity of
women players makes it very difficult for them to be integrated
as sportspersons. Sometimes they suffer from real unequal separation.
Children’s drawings, questionnaires and interviews demonstrate the
stereotyped pictures, the individual itineraries and the, sometimes
complicated, situations at school and in clubs. Playing the ball with
your feet is not something that seems social and culturally obvious
for Frenchwomen, nor is it a vector to equality. [— p. 185-203]
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Auteur-e-s
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Karen Amossé
est ancienne étudiante en STAPS, université Rennes 2.
Dominique Bodin
est sociologue, maître de conférences à l’UFRAPS de l’université
Rennes 2. Ses recherches portent sur « Violence et déviance ».
— (2003). Le hooliganisme. Paris,
PUF « Que sais-je ? ».
— (2004). « Les goûts sportifs : entre distinction et pratique
élective raisonnée » (avec Stéphane
Héas et Luc Robène). Sociologie et Société, vol.
XXXVII, n° 2 « Goût, répertoires culturels et inégalités sociales :
branchés et exclus » (Ollivier M., Fridman V. eds).
Pierrette Bouchard est professeure
en sciences de l’éducation et
l’actuelle titulaire de la chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la
condition des femmes à
l’université Laval à Québec. Elle a effectué des recherches
sur les représentations de l’école
chez les garçons et les filles, la réussite scolaire et
l’abandon des études comparés selon le sexe et le milieu social, la
division du travail de suivi scolaire selon les parents.
Elle a aussi étudié les dynamiques
scolaires dans les familles de milieu populaire et la
transmission des valeurs liées à l’école entre mères et filles.
— (1997). De l'amour de l'école
(avec Jean-Claude St-Amant, Natasha Bouchard, Jacques Tondreau).
Montréal, Remue-Ménage.
— (1999). Garçons et filles. Stéréotypes et réussite scolaire
(avec Jean-Claude St-Amant). Montréal, Remue-Ménage.
Cynthia Cockburn est chercheuse et
écrivaine féministe, actuellement détachée au Département de
sociologie de la City University of London. Ses recherches et écrits
sur le genre et la technologie ont conduit à la publication de divers
ouvrages, notamment :
— (1983).
Brothers. Male Dominance
and Technological Change. London Pluto
Press.
— (1998). The Space Between Us : Negotiating Gender and National
Identities in Conflict. London & New York, Zed Books.
Anne-Marie Devreux
est sociologue, chargée de recherche au CNRS et membre du laboratoire
Cultures et sociétés urbaines (CSU). Ses travaux portent sur la
théorie des rapports sociaux de sexe et leur fonctionnement dans
différents champs. Elle travaille actuellement sur les hommes
comme dominants.
— (2000). « Sociologie contemporaine et re-naturalisation du
féminin ». In Gardey Delphine, Löwy Ilana
(eds). L’invention du naturel. Les sciences et la
fabrication du féminin et du masculin. Paris, Archives
contemporaines.
— (2001). « Les rapports sociaux de sexe : un cadre d’analyse pour des
questions de santé ? » In Aïach Pierre, Cèbe Dominique, Cresson
Geneviève, Philippe Claudine (eds).
Femmes et hommes dans le champ de la santé.
Rennes, École nationale de la santé publique.
Stéphane Héas
est sociologue, maître de conférences à l’UFRAPS de
l’université Rennes 2 et chercheur associé au Laboratoire d’analyse du
développement, des espaces et des changements sociaux – Laboratoire
d’analyses sociologiques (LADEC-LAS).
Ses travaux portent sur « Corps et
profession ».
— (2003). « Les autocontraintes
aujourd’hui : essai d’application à la relaxation, aux arts martiaux
et au marathon » (avec D. Bodin, M. El
Ali, P. Régnier). In Bonny Yves, De
Queiroz Jean-Manuel, Neveu Érik
(eds). Norbert Elias et la
théorie de la civilisation : lectures et critiques. Rennes,
PUR.
— (2003). « La fête sportive : essai de compréhension chez les footballeuses
et les rugbywomen ». Le Détour (ex-Histoire et Anthropologie),
nouvelle série, n° 2, 2e semestre.
Sophie Kerespar
est ancienne étudiante en STAPS, université Rennes 2.
Catherine Louveau
est professeure à l’université de Paris XI-Orsay,
Centre de recherches
en sciences du sport (CRESS),
Unité de recherches
sur les cultures sportives. Ses
travaux actuels portent sur « Les conditions de possibilités et
obstacles concernant l’accès des femmes et des filles
aux pratiques sportives
(historiques et actuelles) » et sur « La construction de la
masculinité et de la féminité dans des pratiques sportives : le procès
de virilisation fait aux sportives ».
— (1996). « Masculin, féminin : l’ère des
paradoxes ». Cahiers internationaux de sociologie, vol. 100.
— (1998). Sports, école, société : la différence des sexes
(avec Annick Davisse). Paris,
L’Harmattan « Espaces et temps du sport ».
Préface de Geneviève Fraisse.
Pascale Molinier
est maître de conférences en psychologie du travail au
CNAM (Conservatoire national des arts et métiers), membre du
Laboratoire de psychologie du travail et de l’action du CNAM. Elle est
rédactrice en chef de la revue Travailler et membre du comité
de rédaction des Cahiers du
Genre. Elle consacre ses recherches à « Psychodynamique du travail et rapports sociaux de sexe » et à « Genre, travail
et sexualité ».
— (2000).
« Virilité défensive, masculinité créatrice ». Travail, genre et
sociétés, n° 3.
— (2003). L’énigme de la femme active : égoïsme, sexe et compassion.
Paris, Payot.
Delphine Naudier
est chargée de recherche CNRS au centre Cultures
et sociétés urbaines (CSU). Ses travaux portent sur la sociologie des
femmes écrivaines dans le champ littéraire français depuis 1970. Elle
a notamment travaillé sur les modes d’accès et de consécration des
femmes dans les carrières
littéraires. Elle s’est interrogée sur les rapports
des écrivaines aux féminismes
contemporains. Elle a, par ailleurs, réalisé
une enquête sur la
comparaison des carrières des enseignants de l’EHESS
depuis la création de cet établissement.
— (2002). « L’écriture-femme. Une innovation esthétique
emblématique ». Sociétés contemporaines, n° 44.
— (2002). « ‘L’écriture-femme’, enjeu esthétique, enjeu entre
générations, enjeu de femmes ». In Jurt Joseph,
Einfalt Michael (eds). Le texte et le contexte.
Berlin Verlag, Arno Spitz.
Djaouida Séhili
est sociologue au GERS-CNRS-université Paris 8. Elle travaille sur les
rapports sociaux de sexe et de genre dans la société et plus
spécifiquement dans la société de travail.
— (2003). La castration sociale. Paris, Syllepse « Le Présent
Avenir ».
— (2003). « Establishing Professional Equality between Men and
Women ». In
Labour and it’s Protection
in the XXI C. Sofia, Publishing House
« Stopanstvo » [Jubilee International Scientific
Conference, University of
National and World Economy, May 29, Sofia, 2003].
Ana-Liési Thurler est doctorante en
sociologie à l'université de Brasilia (Brésil). Elle travaille au
ministère des Relations extérieures, à Brasilia (DF). Elle a été
éditrice, entre 1998 et 2002, de « Textes du Brésil »,
publication en quatre idiomes, avec des numéros thématiques concernant
les droits de l’homme, l’éducation, l’insertion sociale, la santé.
Actuellement elle prépare une thèse sur « Sens de la désertion de la
paternité au Brésil »,
dans le contexte de :
« Démocratie, égalité parentale et
utopie ».
— (2002). « A
saúde
adolescente na capital do país »
(avec E. O. Barreiros). In
Experiências em Advocacy em saúde e direitos sexuais
e reprodutivos. Brasília (DF): Agende – Ações em Gênero, Cidadania
e Desenvolvimento.
— (2002). « Novas fogueiras ao final do século XX.
Comportamento da mídia em casos de
deserção da maternidade e de deserção da
paternidade ». In Diálogos
Possíveis.
Salvador (Bahia),
Faculdade Social da
Bahia, Ano 1, nº 0.
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Les
Cahiers du Genre ont reçu
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Ouvrages
Attac
(2003). Quand les femmes se heurtent à la mondialisation.
Paris, Mille et une nuits, 190 p.
Belpomme Dominique (en collab. avec
Bernard Pascuito) (2004). Ces maladies créées par l’homme. Comment
la dégra-dation de l’environnement met en péril notre santé.
Paris, Albin Michel, 381 p.
Brix Michel (2003). Sade et les félons.
Jaignes, La Chasse au Snark, 314 p.
Buisson Monique (2003). La fratrie,
creuset des paradoxes. Paris, L’Harmattan, 161 p.
Califia Pat (2003). Le mouvement
transgenre. Changer de sexe. Paris, Epel, 384 p. Traduit de
l’anglais (américain) par Patrick Ythier.
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(textes réunis et présentés par) (2003). Féminin/Masculin. Couples
en création. Université Cergy-Pontoise, Centre de recherche
texte/histoire, 253 p.
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urbaines et l’autre sexe. Paris, L’Harmattan « Logiques
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Durand Jean-Pierre (2004). La chaîne
invisible. Travailler aujourd’hui : flux tendu et servitude volontaire.
Paris, Seuil « Économie humaine », 393 p.
Fabre
Clarisse, Fassin Éric (2003). Liberté, égalité, sexualités.
Actualité politique des questions sexuelles. Paris,
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Farge Arlette, Laé Jean-François,
Cingolani Patrick, Magloire Franck (2004). Sans visages.
L’impossible regard sur le pauvre. Paris, Fayard,
269 p.
Fougeyrollas-Schwebel Dominique, Planté
Christine, Riot-Sarcey Michèle, Zaidman
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Paris, L’Harmattan « Bibliothèque du féminisme-RING »,
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Fougeyrollas-Schwebel Dominique,
Rouch Hélène, Zaidman Claude
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Merckling Odile (2003). Emploi, migration et genre. Paris,
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Molinier Pascale (2003). L’énigme de la
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Morokvasic Mirjana,
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Revues
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n° 83/85/2002-2003 « Au tour des
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Estudos Feministas,
vol. 11, n° 1/2003 « Feministas brasileiras : compartilhando
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Langage et société,
n° 106/2003 « Hommes/Femmes : langues, pratiques, idéologies »,
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vol. 22, n° 3/2003 « À contresens de l’égalité », 168 p.
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vol. 16, n° 1/2003 « Expériences », 222 p.
Réseaux. Communication •
technologie • société, vol. 21, n° 120/2003
« Une communication sexuée ? », 296 p.
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n° 31/2003 « Hommage à Freddy Raphaël », 249 p.
Terrain, n° 42/2004
« Homme/femme », 168 p.
Travail, genre et sociétés,
n° 10/2003 « Prostitution : marchés, organisation, mobilisations »,
265 p.
Travailler, n° 11/2004
« L’hyperactivité », 193 p.
Cahiers du Genre
ISSN : 1165-3558 n° 36
ISBN : 2-7475-6474-6 |
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