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n° 47 / 2009
La mixité au service de la
performance économique
Coordonné par Hélène Yvonne Meynaud,
Sabine Fortino et José Calderón
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Pour les femmes, la mixité et la réussite
professionnelle dans l’entreprise se paient au prix fort. Loin de
l’émancipation et de l’égalité, les directions exigent d’elles un
engagement accru dans la performance économique de l’entreprise,
condition nécessaire à leur reconnaissance individuelle. Ce
management permet des bénéfices supérieurs, mais aussi une nouvelle
forme de subordination des femmes, tout en suggérant une refondation
du féminisme.
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Sommaire |
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Dominique
Fougeyrollas-Schwebel et Ilana Löwy
L'exigences intellectuelle, l'engagement politique : Hélène Rouch [p. 5-13] |
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Dossier :
La mixité au service de la performance économique
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Hélène
Yvonne Meynaud, Sabine Fortino et José Calerón
La mixité au service de la performance économique : réflexions pour
penser la résistance (Introduction) [p. 15-33]
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Irène
Jonas et Djaouida Séhili
L’essentialisme au service d’une mixité économiquement
performante [p. 35-54] |
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Stéphanie
Gallioz
La féminisation dans les entreprises du bâtiment : une normalisation
sociale des comportements ouvriers masculins ? [p. 55-75] |
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Ian
Lubek, Helen A. N. Lee, Mee Lian Wong et al.
Vendre des bières au Cambodge – jusqu’à en mourir ? [p. 77-102] |
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Alain
Amintas et Annie Junter
L’égalité prise au piège de la rhétorique managériale [p. 103-122] |
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María
Teresa Martín-Palomo
Le care, un débat ouvert : des politiques du temps au
social care [p. 123-144] |
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Cécile
Guillaume et Sophie Pochic
Quand les
politiques volontaristes de mixité ne suffisent pas : les leçons du
syndicalisme anglais [p. 145-168] |
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Hors-champ
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Eeva Raevaara
Les débats sur
les quotas en Finlande et sur la parité en France : des politiques du
changement ? [p. 169-196] |
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Revue internationale des revues |
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Stéphanie Tawa Lama-Rewal
Revue des revues indiennes sur le genre,
2006-2008
[p. 197-200]
Marylène
Lieber et Peng Jenyu
Les revues en mandarin sur le genre [p. 201-204] |
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Notes de lecture
[p. 205-237] ————————————————————————————————————————
— Stuart
Hall. Identités et cultures. Politiques des cultural studies
(Éléonore
Lépinard)
— Elsa
Dorlin (textes réunis et présentés par). Black Feminism.
Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000 (Pascale
Molinier)
— Donna
Haraway. Manifeste cyborg et autres essais. Sciences – Fictions –
Féminismes (Artemisa Flores Espínola)
— Marylène
Lieber. Genre, violences et espaces publics.
La vulnérabilité des femmes en question
(Patricia Legouge)
— Genèses « Femmes d'élection » (Hélène
Yvonne Meynaud)
— Florence
Rochefort. Le pouvoir du genre. Laïcités et religions, 1905-2005 (Éléonore
Lépinard)
— Yvonne
Knibiehler. Accoucher. Femmes, sages-femmes et médecins depuis le
milieu du XXe siècle (Marie Bonici)
— Danièle
Linhart (ed). POurquoi travaillons-nous ? Une approche
sociologique de la subjectivité au travail (Jean-Daniel Boyer)
— Nirmal
Puwar. Space Invaders: Race, Gender and Bodies out of Place ;
Susan Halford & Pauline Leonard. Negotiating Gendered Identities
at Work: Place, Space and Time (Marjolaine Roger)
Lire les notes de lecture au format pdf
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Comptes rendus de thèses
[p. 239-244]
— Virginie Descoutures. Les
mères lesbiennes. Contributionà une sociologie de la parentalité (Isabelle
Clair)
— Christian Trotzier. L'avenir
inégal. Trajectoires de femmes et d'hommes après un licenciement
collectif
(Roland Pfefferkorn)
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Compte rendu de colloque
[p. 245-247]
— 5e Congrès des Recherches
féministes dans la francophonie plurielle
– Rabat, Maroc (Anne-Marie
Devreux, Michèle Ferrand et Delphine Naudier)
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Cahiers du Genre,
n° 47/2009, novembre — 270 pages |
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ISSN
1165-3558
ISBN 978-2-296-10531-7 |
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—————————————————————Résumés
et mots-clés
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Irène Jonas et
Djaouida Séhili — L’essentialisme au service
d’une mixité économiquement performante
Les
discours essentialistes, qui valorisent la reconnaissance de talents
féminins spécifiques, sont pour le moins ambigus, car ils conduisent à
reconnaître l’accès des femmes aux postes de responsabilité non pas
pour leur ‘identité universelle’, mais pour une identité façonnée par
leur nature ou par l’oppression dont elles sont victimes. De plus, par
leur large diffusion, ils laissent supposer que la marche vers la
mixité est plus que jamais en voie d’avènement à condition que les
femmes acceptent de se ‘redéfinir’ via un·e coach, de ‘se
vendre’ via leur performance féminine spécifique et enfin de se
‘contenter’ d’une égalité économique et matérielle encore bien
branlante.
Mixité — Psychologie évolutionniste — Différence des sexes —
Essentialisme — Management — Entreprise — Féminité — Masculinité
Stéphanie Gallioz — La féminisation dans les entreprises du
bâtiment : une normalisation sociale des comportements ouvriers
masculins ?
Pris
dans une conjoncture difficile en termes de recrutement de
main-d’œuvre, le secteur du bâtiment envisage de féminiser l’ensemble
de ses métiers. L’introduction de la mixité lui apparaît alors comme
un caractère de ‘modernité sociale’ par rapport à une main-d’œuvre
construite comme ‘archaïque’. Dans ce contexte, les femmes sont
exhortées à devenir des agents de pacification, voire de régulation
des conflits sociaux. Cette politique annoncée de féminisation peut se
présenter comme un acte d’encadrement, dans le sens d’un ‘dressage’
social des comportements des ouvriers.
Bâtiment — Féminisation des professions — Stéréotypes sexués —
Qualités féminines — Virilité — Ouvriers — Ouvrières — Normalisation
Ian Lubek, Helen
A. N. Lee, Mee Lian Wong et al.
—
Vendre des bières au Cambodge – jusqu’à en mourir ?
En
2000, l’ONG (organisation non gouvernementale) cambodgienne SiRCHESI
(Citoyen(ne)s de Siem Reap pour la santé, l’éducation et les questions
sociales) s’est intéressée de près au problème du VIH/sida et a pu
constater que les vendeuses de bière se trouvaient particulièrement
affectées par ce virus. Ces femmes, déjà exposées, par leur métier, à
la violence et aux abus sexuels, étaient contraintes d’absorber des
quantités d’alcool à la fois dangereuses et nocives et, sous-payées,
de prendre le risque de se vendre. On leur refusait l’accès au
traitement antirétroviral hautement actif (TAHA). L’ONG, en appliquant
la recherche-action, met en place les initiatives et programmes locaux
dont les objectifs sont, d’une part, d’inciter les brasseurs
internationaux à prendre toutes leurs responsabilités en matière de
santé et de sécurité de ces travailleuses et, d’autre part, de mettre
un terme à l’inégalité de genre, en particulier en ce qui concerne
l’administration du TAHA
VIH
— Sida — Alcool (abus d’) — Pauvreté — Cambodge — Santé au travail —
Sécurité au travail — Globalisation — Salaire minimal vital
Alain Amintas et Annie Junter — L’égalité prise au piège de la
rhétorique managériale
Dans
l’univers de la gestion des organisations, l’articulation ‘égalité des
sexes et performance’ se répand comme un prêt à penser au terme
duquel l’égalité serait un facteur de performance des organisations et
cette dernière serait vertueuse pour l’égalité professionnelle entre
les femmes et les hommes. Comment sortir de ce prêt à penser
pour construire la relation égalité et performance en vrai objet de
recherche ? À l’issue d’une étude de la littérature sur la gestion des
organisations, il résulte que la mobilisation du discours de la
performance au service du droit de l’égalité professionnelle
s’apparente davantage à une rhétorique managériale sur
l’égalité qu’à un gage d’effectivité du droit.
Égalité des sexes — Droits des femmes — Performance économique —
Gestion des organisations — Développement humain
María Teresa Martín-Palomo — Le care, un débat ouvert : des
politiques du temps au social care
La
domestication du travail est une proposition conceptuelle qui
permet de repenser les différentes modalités de travail et la valeur
sociale qui leur sont attribuées, avec pour point de départ l’analyse
de leurs aspects matériels, affectifs et moraux. L’intention est de
contribuer aux débats sur la dimension politique du care. Cela
conduit à réviser la proposition du modèle de social care, qui
met en valeur certains aspects des politiques du temps, développées à
la fin des années 1980 et, de ce fait, à dépasser les politiques de
conciliation. Cette perspective implique de s’interroger sur la
responsabilité morale et politique de care.
Care
— Social care — Travail — Politiques du temps — Temps sociaux —
Famille — État — Public — Privé — Europe du sud
Cécile Guillaume et
Sophie Pochic — Quand les politiques
volontaristes de mixité ne suffisent pas : les leçons du syndicalisme
anglais
Cet
article analyse les effets et les limites des politiques de mixité
mises en place par deux syndicats anglais majeurs — GMB et UNISON.
Depuis plus de quinze ans, poussés par des préoccupations morales et
stratégiques, la plupart des syndicats en Angleterre ont, en effet,
adopté des mesures dites ‘radicales’ visant à contrer les mécanismes
internes de (re)production des inégalités sexuées. Dans les syndicats
les plus féminisés, ces mesures ont permis à des femmes, blanches et
avec un certain niveau de qualification, de monter dans la hiérarchie
syndicale. Parallèlement, des structures spécifiques se sont
développées pour les autres catégories de militants également
sous-représentés dans les structures syndicales (minorités ethniques,
handicapés, minorités sexuelles). Les résultats de l’enquête fondés
principalement sur des récits de carrière militante montrent tout à la
fois la résistance du plafond de verre et la sous-estimation des
inégalités entre femmes.
Grande-Bretagne — Syndicats — Mixité — Femmes et syndicalisme —
Inégalités — Carrières — Discriminations — Plafond de verre
* * *
Eeva Raevaara
—
Les débats sur les quotas en Finlande et sur la parité en France : des
politiques du changement ?
Cet article
traite des débats sur les quotas en Finlande et sur la parité en
France et des différentes conceptions de l’égalité des sexes qui les
ont alimentés. Il analyse plus particulièrement le rôle des contextes
nationaux et des cadres culturels qui ont influencé la manière dont
les débats ont été posés. Il s’agit de comprendre comment des
approches normatives de l’égalité des sexes, de la citoyenneté et de
la communauté politique (nationale) limitent l’imagination et le champ
des possibles en politique. Cet article plaide pour des analyses
comparatives partant de la manière dont les discours sur l’égalité des
sexes se modifient et de la façon d’en tenir compte plutôt que de
s’appuyer sur des définitions simplistes des modèles de l’égalité des
sexes nationaux.
Quotas — Parité
— Finlande — France — Égalité des sexes — Représentation politique —
Citoyenneté — Compétence — Démocratie
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Abstracts
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Using gender to improve economic
performance
Irène Jonas and Djaouida Séhili
—
Essentialism in the service of an economically productive workforce
Essentialist ideas, which give special value to specific feminine
talents, are — to say the least — ambiguous because they lead to
promoting women's access to responsibilities not on the basis of their
“universal worth” but because of an identity which is shaped by their
nature and the specific oppression from which they suffer. In
addition, the broad assimilation of these ideas leads people to
believe that the progress towards an integrated workforce will succeed
on condition that women agree to “redefine” themselves with the help
of a coach, to “sell themselves” through their specifically feminine
performance and finally to “be content” with a still precarious
economic and material equality.
Mixed-sex workforce — Evolutionary
psychology — Sex differences — Essentialism — Management — Business —
Feminity — Masculinity
Stéphanie Gallioz
— Feminisation in construction companies: social normalisation
of male workers’ behaviour?
The building sector is in difficulty in terms of labour recruitment,
and is envisaging feminisation of all its trades. The introduction of
a mixed-sex workforce seems to them a feature of “social modernity”
compared to what is seen as an “archaic” labour force. In this context
women are called upon to become pacifying agents, regulators of social
conflicts. This announced policy of feminisation can be seen as a
measure of social containment, in the sense of a social “training” of
workers’ behaviour.
Building sector — Feminization of
professions — Gender stereotypes — Feminine characteristics — Virility
— Workers — Women workers — Normalization
Ian Lubek, Helen
A. N. Lee, Mee Lian Wong et al.
— Selling beer in Cambodia – to die for?
In 2000, a Cambodian non-governmental organization (NGO) named
SiRCHESI (Siem Reap Citizens for Health, Educational and Social
Issues) began tackling the local HIV/AIDS epidemic, where women
beer-sellers of international brands had unusually high prevalence
rates. This job exposed them to nightly workplace violence and sexual
coercion; many were forced by clients to regularly drink harmful and
hazardous quantities of alcohol. Grossly underpaid, some took
additional risks occasionally selling sex. Free access to HAART
(anti-retroviral) medications to keep them alive, was denied by
employers. SiRCHESI, using Action Research, provides health promotion
and risk-reduction programs to educate beer sellers and others. The
NGO also pressures brewers to take full responsibility for health,
safety and “living wages” for their workers, and to end gender
discrimination in the distribution of HAART to their international
workforce.
HIV/aids — Alcohol (abuse of) — Poverty — Cambodia — Workplace health
— Workplace safety — Globalization — Living wage
Alain Amintas and
Annie Junter
— Equality in the trap of management jargon
In the universe of business management, the relationship “gender
equality and performance” is spreading as “ready to wear” thought
implying that equality is a factor in the performance of organisations
and the latter is good for professional equality between women and
men. This article asks how one can escape from this “ready to think”
in order to make the relationship between equality and performance a
real object for study. The study of business management literature
reveals that discussions of how performance contributes to gender
equality has more to do with managerial demagogy with respect to
equality than a commitment to the principle of equality.
Equality of the sexes — Women’s rights — Economic performance —
Business Management — Human development
María Teresa
Martín-Palomo — Care, an open discussion: from work time policies
to social care
The domestication of work is a conceptual proposition that makes it
possible to rethink different ways of working and the social value
that is given to them, starting from an analysis of the material,
emotional and moral aspects of work. The article seeks to contribute
to the discussion on the political dimension of care. Specifically it
argues fo the need to revisit the social care model, which highlights
certain aspects of work time policies developed at the end of the
1980s, and to move beyond the policies on conciliating work and
domestic responsibilities. This perspective implies questioning the
moral and political responsibility of care.
Care — Social care — Work — Work time policies — Social time — Family
— State — Public — Private — Southern europe
Cécile Guillaume
and Sophie Pochic
— When voluntarist integration policies are not sufficient:
lessons from British trade unionism
This article focuses on the effects and limits of equality and
diversity policies developed by two main English trade unions – GMB
and UNISON. Over the past 15 years, pushed by ethical and also
strategic issues, most trade unions in England have adopted radical
measures in order to dismantle internal mechanisms that (re)produce
gender inequalities. In the most feminised unions, these measures
(proportionality and reserved seats) have allowed some white and
qualified women to climb the union hierarchy ladder. At the same time
some self-organised groups have also tried to empower other
constituencies underrepresented in union structures, such as black and
ethnic minorities, or Lesbians, Gays, Bisexuals, Transsexuals (LGBT).
This qualitative research based on life-story interviews highlights
the persistence of a glass ceiling and the under-estimation of
inequalities between women.
Great
Britain — Trade unions — Mixed-sex institutions — Women and unionism —
Inequalities — Careers — Discriminations — Glass ceiling
* * *
Eeva Raevaara
— The debates on quotas in Finland and on parity in France:
policies for change?
This article deals with the debates on quotas in Finland and on parity
in France and the different conceptions of gender equality that
underlie them. It analyses particularly the role of the national
contexts and the cultural backgrounds that have shaped the way in
which the debates have been presented. It outlines how normative
approaches to gender equality, citizenship and (national) political
community limit the imagination and the range of political
possibilities. The article pleads for comparative analyses that begin
with analysis of how discussions of gender equality evolve and their
meanings, rather than simplistic definitions of national gender
equality models.
Quotas — Parity — Finland — France — Equality of the sexes — Political
representation — Cityzenship — Qualifications — Democracy
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Resúmenes
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Usando el género par mejorar la eficiencia económica
Irène Jonas y
Djaouida Séhili
— El esencialismo al servicio de una mixidad económicamente
eficiente
Los discursos esencialistas, que valorizan el reconocimiento de
talentos femeninos específicos, son por lo menos ambiguos, ya que
conducen a reconocer el acceso de las mujeres a puestos de
responsabilidad no por su ‘identidad universal’, sino por una
identidad formada por su naturaleza o la opresión de la que son
victimas. Además, por su amplia difusión, dejan suponer que el camino
hacia la mixidad es más que nunca en vías de acceso a condición
que las mujeres acepten ‘redefinirse’ vía un·a coach,
‘venderse’ a través su eficiencia femenina específica y finalmente de
‘contentarse’ de una igualdad económica y material todavía muy
inestable.
Mixidad — Psicología evolucionista — Diferencia de sexos —
Esencialismo — Gestión de empresas — Empresa — Feminidad —
Masculinidad
Stéphanie Gallioz
— La feminización en las empresas de construcción: ¿una
normalización social de los comportamientos obreros masculinos?
Atrapado en una coyuntura difícil en términos de reclutamiento de mano
de obra, el sector de la construcción pretende feminizar el conjunto
de sus profesiones. La introducción de las políticas de mixidad les
parece entonces como una característica de ‘modernidad social’ con
respecto a una mano de obra construida como ‘arcaica’. En este
contexto, las mujeres son exhortadas a convertirse en agentes de
pacificación, incluso de regulación de conflictos sociales. Esta
política anunciada de feminización puede presentarse como un tutelaje,
en el sentido de un adiestramiento social de comportamientos de los
obreros.
Construcción — Feminización de las profesiones — Estereotipos sexuados
— Cualidades femeninas — Virilidad — Obreros — Obreras — Modernización
Ian Lubek, Helen
A. N. Lee, Mee Lian Wong et al.
— Vender cervezas en Camboya – ¿hasta que mueran?
En 2000, la ONG (organización no gubernamental) camboyana SiRCHESI
(Ciudadano(na)s de Siem Reap para la salud, la educación y las
cuestiones sociales) se interesó de cerca al problema del VIH/sida y
pudo constatar que las vendedoras de cervezas se encontraban
particularmente afectadas por este virus. Estas mujeres, ya expuestas,
por su profesión, a la violencia y abusos sexuales, están obligadas a
absorber unas cantidades de alcohol tanto peligrosas como nocivas y,
mal remuneradas, de tomar el riego de venderse. Se les niega el acceso
al tratamiento antirretroviral altamente activo (TAHA). La ONG,
aplicando la investigación-acción, pone en marcha iniciativas y
programas locales cuyos objetivos son, de una parte, incitar los
cerveceros internacionales a tomar toda su parte de responsabilidad en
materia de salud y de seguridad de sus trabajadoras y, de otro lado,
acabar con las desigualdades de género, en particular en lo que
concierne la administración del TAHA.
VIH —
Sida — Alcohol (abuso de) — Pobreza — Camboya — Salud en el trabajo —
Seguridad en el trabajo — Globalización
Alain Amintas y
Annie Junter
— La igualdad atrapada en la retórica de la gestión empresarial
En el
universo de la gestión de las organizaciones, la articulación
‘igualdad de sexos y eficiencia’ se extiende como un dispuesto a
pensar al término del cual la igualdad sería un factor de
realización de las organizaciones y esta última sería virtuosa por la
igualdad profesional entre las mujeres y los hombres. ¿Como salir de
ese dispuesto a pensar para construir la relación igualdad y
eficiencia en un verdadero objeto de investigación? Al final de un
estudio de la literatura sobre la gestión de las organizaciones,
resulta que la movilización del discurso de la eficiencia al servicio
del derecho de la igualdad profesional se aparenta más a una
retórica de la gestión empresarial acerca de la igualdad que a una
garantía de efectividad del derecho.
Igualdad de sexos — Derechos de las mujeres — Eficiencia económica —
Gestión de las organizaciones — Desarrollo humano
María Teresa
Martín-Palomo
— El care, un debate abierto: de las políticas de tiempos
al social care
La domesticación del trabajo es una propuesta conceptual que permite
repensar las diferentes modalidades del trabajo y el valor social que
le son atribuidos, teniendo como punto de partida el análisis de sus
aspectos materiales, afectivos y morales. La intención es de
contribuir en los debates sobre la dimensión política del care.
Eso conduce a revisar la proposición del modelo social care,
que pone en valor ciertos aspectos de las políticas de tiempos,
desarrolladas a finales de los años 1980 y, de este hecho, sobrepasar
las políticas de conciliación. Esta perspectiva implica interrogarse
sobre la responsabilidad moral y política del care.
Care
— Social care — Trabajo — Políticas de tiempos — Tiempos sociales —
Familia — Estado — Publico — Privado — Europa del Sur
Cécile Guillaume
y Sophie Pochic
— Cuando las políticas voluntaristas de mixidad no son
suficientes: las lecciones del sindicalismo inglés
Este artículo analiza los efectos y los límites de las políticas de
mixidad puestas en obra por dos sindicatos ingleses mayores — GMB y
UNISON. Desde hace mas de quince años, empujados por preocupaciones
morales y estratégicas, la mayor parte de los sindicatos en Inglaterra
han, en efecto, adoptado las medidas llamadas ‘radicales’ pretendiendo
oponerse a los mecanismos internos de (re)producción de las
desigualdades sexuadas. En los sindicatos más feminizados, esas
medidas han permitido a las mujeres, blancas y con un cierto nivel de
calificación, subir en la jerarquía sindical. Paralelamente, unas
estructuras específicas se han desarrollado para las otras categorías
de militantes igualmente sub-representados en las estructuras
sindicales (minorías étnicas, minusválidos, minorías sexuales). Los
resultados de la encuesta fundados principalmente sobre las historias
de carrera militante muestran a la vez la resistencia del techo de
cristal y la sub-estimación de las desigualdades entre las mujeres.
Gran
Gretaña — Sindicatos — Mixidad — Mujeres y sindicalismo —
Desigualdades — Discriminación — Techo de cristal — Carreras
* * *
Eeva Raevaara
— Los debates sobre las cuotas en Finlandia y sobre la paridad
en Francia: ¿políticas de cambio?
Este artículo trata acerca de los debates sobre las cuotas en
Finlandia y la paridad en Francia y de las diferentes concepciones de
igualdad de los sexos que las han alimentado. Analiza más
particularmente el rol de los contextos nacionales y de los marcos
culturales que han influenciado la manera en que los debates han sido
llevados a cabo. Se trata de comprender como enfoques normativos de la
igualdad de los sexos, de la ciudadanía y de la comunidad política
(nacional) limitan la imaginación y el campo de lo posible en
política. Este artículo se declara por análisis comparativos partiendo
de la manera en que los discursos sobre la igualdad de los sexos se
modifican y de la forma de tenerlos en cuenta, en vez de apoyarse
sobre definiciones simplistas de los modelos de la igualdad de sexos
nacionales.
Cuotas — Paridad — Finlandia — Francia — Igualdad de los sexos —
Representación política — Ciudadanía — Competencia — Democracia
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Auteur·e·s
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Alain Amintas
est maître de conférences en gestion à l’Université Rennes 2. Il
codirige le CRESS-Lessor depuis 2005. Ses recherches portent notamment
sur les dimensions organisationnelles de la performance dans les
entreprises. Il a publié récemment :
— (2008). « Les
outils de communication en organisation. Du modèle de l’acteur à une
théorie du sujet ». Revue Gestion 2000, n° 1, janvier-février.
— (2009). “From Sociology of Organizations to Organizational
Psychoanalysis: A Genealogical Approach of a High Tech Company” (en
collaboration avec Thibault de Swarte). International Journal of
Organization Theory and Behavior [Forthcoming Fall].
José Calderón
est sociologue, maître de conférences à l’Université Lille 1, membre
du CLERSE. Ses travaux portent sur l’évolution des formes du travail
objectivé et sur la subjectivation du travail par les acteurs. Parmi
ses publications :
— (2004). « L’implication quotidienne dans un centre d’appel : les
nouvelles ‘initiatives éducatives’ ». Travailler, n° 13.
— (2008). « Précarité et mobilisation de la subjectivité. Une
immersion en chaîne de montage ». In Linhart Danièle (ed). Pourquoi
travaillons-nous ? Une approche sociologique de la subjectivité au
travail. Ramonville Saint-Agne, Érès.
Sabine Fortino
est sociologue, maître de conférences à l’Université Paris-Ouest
Nanterre La Défense, chercheuse au CRESPPA-GTM. Ses recherches portent
sur : l’étude des processus de mixité hommes/femmes au travail, la
précarisation sociale ainsi que les nouvelles formes de pénibilité au
travail. Elle a notamment publié :
— (2003). La mixité au travail. Paris, La Dispute « Le genre du
monde ».
— (2008). « La mise à distance des pauvres. Gestion de la précarité,
effacement de la subjectivité et résistances. Le cas de la fourniture
d’énergie (1985-2004) ». In Linhart Danièle (ed). Pourquoi
travaillons-nous ? Une approche sociologique de la subjectivité au
travail. Ramonville Saint-Agne, Érès.
Stéphanie Gallioz
est sociologue au cabinet ISAST, consultante santé au travail ; membre
associée au Centre Pierre Naville, Université d’Évry-Val d’Essonne.
Ses centres d’intérêt sont : les rapports sociaux de sexe ; la
mixité ; les conditions de travail et de la santé au travail au regard
du genre. Elle a publié :
— (2007). « La féminisation des entreprises du bâtiment : le jeu
paradoxal des stéréotypes de sexe ». Sociologies pratiques,
n° 14.
— (2008). « Être femme et entrer dans le secteur du bâtiment :
recherche de l’exception ou acte de folie ? » In Guichard-Claudic
Yvonne, Kergoat Danièle, Vilbrod Alain (eds). L’inversion du
genre : quand les métiers masculins se conjuguent au féminin… et
réciproquement. Rennes, PUR.
Cécile Guillaume
est maître de conférences à l’Université Lille 1 et chercheuse au
CLERSE. Elle s’intéresse à l’évolution des formes d’engagement
syndical et aux effets du genre dans la construction des carrières
syndicales et professionnelles, dans une perspective de comparaison
européenne. Elle est membre du conseil d’administration de l’IRES au
titre des personnalités scientifiques.
— (2007). « Le syndicalisme à l’épreuve de la féminisation : la
permanence paradoxale du ‘plafond de verre’ à la CFDT ». Politix,
n° 78, juin.
— (2009). « Un engagement incongru ? Les cadres et le
syndicalisme, l’exemple de la CFDT » (avec Sophie Pochic). Revue
française de science politique, vol. 59, n° 3.
Irène Jonas
est sociologue indépendante. Ses recherches actuelles portent sur :
l’analyse des rapports sociaux de sexe dans les ouvrages ‘psy’ sur le
couple ; la photographie de famille.
— (2007). « ‘Psy’, ‘coach’ et travail d’amour dans ‘l’entreprise
couple’ : Les femmes en première ligne ». In Tahon Marie-Blanche (ed).
Famille et rapports de sexe. Ottawa, Éd. du Remue-ménage.
— (2007). « De l’inégalité à la différence : l’argumentation
naturaliste dans la féminisation des entreprises » (avec Djaouida
Séhili). Sociologies pratiques, n° 14.
Annie Junter
est juriste, maître de conférences à l’Université Rennes 2. Titulaire
de la chaire d’études féministes et sur les femmes depuis 1985, elle
codirige le CRESS-Lessor depuis 2005. Ses recherches portent sur
l’égalité entre les femmes et les hommes dans les organisations
publiques et privées. Elle a notamment publié :
— (2004). « L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes,
une exigence politique au cœur du droit ». Travail, genre et
sociétés, n° 12.
— (2006). « Les mesures proactives : une méthode au service de
l’égalité ». La revue de droit du travail, juillet.
Ian Lubek,
professeur de psychologie, Université de Guelph, Canada, visiting
Professorial Fellow, Centre national de la recherche sociale sur le
VIH, Université de New South Wales, Australie. Helen A. N. Lee,
Département de psychologie, Université du Staffordshire, Royaume-Uni.
Mee Lian Wong, professeure associée, École d’épidémiologie et
de santé publique, Université nationale de Singapour. Tiny van
Merode, Faculté de médecine, Université de Maastricht, Pays-Bas.
Sarath Kros, Agence provinciale du sida de Siem Reap,
Département provincial de santé, ONG SiRCHESI, Cambodge. Meghan
McCourt, Département du travail social, Hôpital général de
Kingston, Canada.
Jillian Schuster
(Crocker), chercheuse, Victoria, Canada.
Trisha Pagnutti,
Ottawa, Canada. Srilakshmi Ganapathi, Département de pédiatrie,
Hôpital des enfants, École de médecine de l’Université d’Harvard,
Boston, États-Unis. Jessica Cadesky, directrice du programme
« Violence-genre », Comité international de sauvetage, République
Centrafricaine. Gabe Pollock, Département de psychologie,
Université de Guelph, Canada. Roel Idema, publiciste
indépendant, Pays-Bas.
María Teresa
Martín-Palomo
est sociologue, professeure assistante en sociologie à la Facultad de
Ciencias Sociales y Jurídicas de la Universidad Carlos III de Madrid
et chercheuse invitée à l’Instituto de Economía y Geografía del
Consejo Superior de Investigaciones Científicas (CSIC). Elle est, par
ailleurs, à l’initiative et membre du groupe de recherches Feminismo y
Cambio Social depuis 1998.
Ses
recherches portent sur le genre, le travail, le care, les
politiques publiques et les réseaux familiaux, aussi bien dans une
perspective qualitative que quantitative. Elle a récemment publié :
— (2008).
“Los cuidados en las familias”. Política y sociedad, vol. 46,
n° 2.
— (2008).
“Domesticar el trabajo: una propuesta para abordar los cuidados”. In
Rodriguez Pilar. Mujeres y empleos en tiempos de la globalización.
Barcelona, Icaria.
Hélène Yvonne Meynaud
est sociologue, chercheuse dans une entreprise privée. Ses recherches
portent d’une part sur l’opinion publique (usages idéologiques, outils
de mesure, importance économique du secteur, impacts sur le mouvement
social). D’autre part, elle s’intéresse aux rapports sociaux de sexe,
de ‘race’ et de classe, à leurs interactions dans le domaine du
travail, et procède à une critique des comptages ‘ethniques’ et des
catégorisations afférentes. Elle est notamment l’auteure de :
— (2006). « De l’esclavage au
travail forcé dans les prisons : l’apport d’Angela Davis ».
Travailler, n° 16.
— (2007). Les sondages d’opinion (avec Denis Duclos). Paris, La
Découverte « Repères »,
n° 38.
Sophie Pochic
est chargée de recherche au Centre Maurice Halbwachs (CMH). Elle
s’intéresse à l’évolution des carrières des cadres d’entreprise et à
la reconversion professionnelle des cadres syndicaux, dans une
perspective genrée et comparative au niveau européen. Elle est membre
du comité scientifique du GDR Cadres (http://gdr-cadres.cnrs.fr).
Parmi ses publications :
— (2007). « La fabrication organisationnelle des dirigeants : un
regard sur le plafond de verre » (avec Cécile Guillaume). Travail,
genre et sociétés, n° 17.
— (2009). « Les carrières des cadres au cœur des restructurations : la
recomposition des effets de genre ? » (avec Cécile Guillaume).
Sociologie du travail, vol. 51, n° 2, mars.
Eeva Raevaara
est docteure en sciences sociales et administratrice principale de la
Gender Equality Unit, Ministry of Social Affairs and Health, Finland.
Ses principaux thèmes de recherche portent sur : politiques et
discours relatifs à l’égalité en Finlande et en France ; genre et
politiques locales. Parmi ses publications :
— (2005).
Tasa-arvo ja muutoksen rajat. Sukupuolten tasa-arvo poliittisena
ongelmana Ranskan parité- ja
Suomen kiintiökeskusteluissa. TANE-julkaisuja 7. Sosiaali- ja
terveysministeriö, Tasa-arvoasiain neuvottelukunta: Helsinki.
(Gender
Equality and the Limits of Change. Gender Equality as a Political
Problem in the Debates on Parity in France and Quotas in Finland).
— (2006).
“Quota Trouble:
Talking about Gender Quotas in Finnish Local Politics”
(with Anne Maria Holli and Eeva Luhtakallio). International
Feminist Journal of Politics, vol. 8 n° 2, June.
Djaouida Séhili
est sociologue et maître de conférences associée à l’Université Paris
13 (coresponsable du Master Professionnel « Communication et RH :
conduite des changements dans les organisations »). Elle est également
membre du conseil d’administration des Éditions Syllepse où elle
codirige la collection « Sens dessus-dessous ». Ses travaux portent
notamment sur les nouveaux critères de la compétence professionnelle
(évaluation du travail) porteurs d’une rhétorique de valorisation de
différences naturelles hommes/femmes. Avec Irène Jonas, elles
élargissent cette analyse de l’argumentation différentialiste à
l’entreprise et au « management au féminin », à travers une lecture de
la presse féminine, de la propagande marketing des consultants et des
dispositifs de communication des entreprises.
— (2007). « De l’inégalité à la différence : l’argumentation
naturaliste dans la féminisation des entreprises » (avec Irène Jonas).
Sociologies pratiques, n° 14.
— (2008). « Les nouvelles images d’Épinal : émancipation ou aliénation
féminines ? » (avec Irène Jonas). Nouvelles questions
féministes, vol. 27, n° 2. |
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